Address by President of Paneuropa Foundation on the occasion of awarding the "Diplomas of Excellence" in Luxembourg, July 21, 2008

(text delivered in French)

Un jour en 1996, quand je me préparais de terminer ma première mission à Luxembourg, j'ai reçu un coup de fil d'un inconnu, qui se recommandait "président de l'Institut of Euroawards, Luxembourg". Il m'annonçait que le Commité d'Attributions de l'Institut a décidé de m'accorder son Diplôme d'Excllence pour ma "contribution importante au développement des relations entre le Luxembourg et la Roumanie".

Bien, j'ai accepté l'honneur et j'ai participé, à l'hotel Intercontinental de Luxembourg, en Juin 1996, à une belle cérémonie de la remise des prix, où j'étais un des récipiendaires. J'ai connu alors la personne qui était derrière toute cette affaire et à qui je devais l'honneur d'etre sur la liste. Dès ce moment-là, on est resté dans des bonnes relations jusqu'à ce jour. Un an après, j'étais déjà associé à l'activité du Commité d'attributions, d'abord comme simple membre, ensuite, pour deux années consécutives, en tant que président de ce Commité, participant aux plusieures cérémonies pareilles en Grèce et en Italie.

Permettez-moi donc d'inviter sur la scène cette personne, qui pour bien d'années a été et reste mon ami et maître et qui m'a inspiré, dans ma nouvelle responsabilité de président de la Fondation Paneuropa Roumanie, dans le développement d'un système compétitif des prix et diplômes d'excellence, une personne que beaucoup d'entre vous la connaissent déjà et qui va m'assister ce soir dans la remise de nos prix: C'est Monsieur Costas Calfelis, citoyen grècque et journalist for ever, siègeant à Luxembourg.

Tout d'bord, quelques mots sur la Fondation Paneuropa Roumanie

La Fondation Paneuropa a été établie en Avril 2007 à Bucarest, ayant la mission principale de servir comme platforme de débat, mais également d'identifer des solutions et promouvoir des activités dans les domaines prioritaires et stringents des relations internationales et européennes, notamment de la construction européenne, ainsi que la promotion de l'interculturalisme, du multilinguisme, de l'œcuménisme, en général du dialogue des cultures et des peuples.

La Fondation a déjà une activité assez riche, en dépit de son age très modeste et a démaré des démarches qfin de s'affilier à l'Union Paneuropéenne, construite sur les idées toujours actuelles du Comte Coudenhove-Kallergi; fondateur du Mouvement Européen.

Sur la promotion de l'excellence

La promotion de l'excellence n'est pas, sans doute, une idée nouvelle et n'est pas spécifique seulement à notre Fondation, mais elle constitue déjà un constant dans l'activité de beaucoup d'organisations, ce qui témoigne de l'importance qui est accordée à cette mesure de notre travail. Monsieur Calfelis pourrait vous dire davantage sur la philosophie de l'excellence, comme il a été précurseur dans ce domaine-là et mon maitre également, mais je voudrais moi-même vous souligner quelques aspects.

C'est notre forte conviction que la société se développera plus vite, plus durable et plus soutenable si elle reconnaitra ses valeurs - mesurées pare les performances atteintes - et va les promouvoir dans des positions qui valorisent le mieux leurs connaissances, leurs aptitudes et leur expérience, mais également leur courage d'assumer des responsabilités et suivre leurs engagements jusqu'à leur plein ccomplissement. Malheureusement, trop souvent nous sommes témoins à des expériences quand c'est pas la qualité professionnelle et humaine qui compte dans l'attribution des responsabilités.

En reconnaissant la performance et en encopurageant la performance, nous voudrions ce soir rendre hommage à trois personalités luxembourgeoises qui, par leur activité, dans leurs domains spécifiques de travail, ont fait preuve de l'excellence dans leur activité et n'ont pas épargné aucun effort pour servir le mieux les communautés où ils vivent et meme en passant au-delà des frontiers de leur pays. L'attribution a été décidé, pour deux récipiendaires roumains et trois récipiendaires luxembourgeois, à l'occasion de la Fete Nationale de Luxembourg, que nous avons célébré aussi à Bucarest cette année, par un concert de musique baroque.

Nos récipiendaires

Monseigneur Mathias Schiltz

La foi de Monseigneur Schiltz en l'œcuménisme est bien implantée dans son âme et dans son coeur: Elle repose, comme Monseigneur Schiltz confesse dans un de ses Oktavpriedegten déjà en 1993, sur la conviction profonde que « par le fait même nos différences, la multiplicité de nos langues et de nos cultures prennent une signification toute nouvelle. Nous ne sommes plus condamnés à les vivre sur le seul mode de l'accablement, des distances à franchir, des liens à nouer er à renouer laborieusement, mais elles deviennent à leur tour un reflet de l'insondable richesse de Dieu ». Participant; en septembre 2007, à la Troisième Assemblée Œcuménique Européenne de Sibiu, Roumanie, Monseigneur Schiltz m'écrivait:

« Pour moi, ces journées passées au milieu de plusieurs milliers de chrétiens de différentes obédiences, mais tous inspirés et animés par une même profession de foi, par les memes valeurs et par un meme but, ont été une expérience exaltante … je garde le souvenir vivant de cette atmosphère fraternelle qui a marqué la rencontre et qui s'est manifestée surtout dans les carrefours des après-midi et dans les célébrations liturgiques » .

Un comportement pareil développe-t-il au Luxembourg même et Il m'attire gentiment l'attention:

« vous aurez remarqué que cette ambiance a aussi regné dans notre délégation luxembourgeoise … les membres de cette délégation, en elle meme œcuménique comme vous avez pu le constaté, sont fortement soudée des journées de Sibiu, ce qui est un gage solide pour l'avancée de la cause de l'Unité au Luxembourg ».

Oui, Monseigneur, j'ai bien remarqué les relations fort fraternelles entre les membres de la délégation duxembourgeoise, bien qu'ils étaient des representants de l'Eglise catholique, jésuite, anglicane, orthodoxe ou d'autre confession. Et vous étiez là le liant discrète, presque invisible, qui les mettait ensemble, dans une communication sincère et sans préjugé.

Mais je vous ai vu également au travail, soit célébrant Notre Dame de Fatima avec la communauté portugaise à Wiltz, soit avec vos confrères de toutes les religions de Luxembourg dans l'Eglise anglicane, soit avec les protestants et j'ai aimé surtout nos déjeuners amicaux dans le cadre de l'ALCIC – l'Association Luxembourgeoise des Cadres et des Indépendants Chrétiens, qui était vraiment un "carrefour" de nos religions, comme vous l'aviez très bien dit!.

Je suis sûr maintenant que c'était votre foi dans l'œcuménisme qui a ouvert bien la porte à l'Eglise Orthodoxe Roumaine à Luxembourg. Quand je suis venu la première fois à Luxembourg, en 1991, il y avait un prêtre roumain qui venait de Bruxelles, deux fois par an – pour les Pâques et pour le Noel, les deux grandes Fetes chrétiennnes. On a réussi à l'époque d'inviter le prêtre Alexandru Pop, d'Aachen, qui venait une fois par mois, pour arriver finalement à la solution, qui fonctionne d'ores et déjà depuis 1995, avec père Constantin Dutuc, prêtre résident, depuis quelques années déjà subventionné par l'Etat luxembourgeois et assisté généreusement par l'Eglise Catholique de Luxembourg. Je regrette bien que prêtre Dutuc a été empéché de nous joindre aujourd'hui, mais nous savons que son âme et son esprit sont avec nous dans ces moments.

Vous n'aviez eu besoin de rien pour ouvrir votre cœur et votre âme aux besoins de l'Eglise Roumaine. D'ailleurs vous étiez à l'origine des démarches nécessaires faites auprès les autorités civiles de Luxembourg et auprès les autorités éclésiastiques de Constantinople, pour que le culte ortodoxe roumaine de Luxembourg obtienne la reconaissance formelle au pays et ses serviteurs soient soutenus, financièrement, par l'Etat. Et je peux même dire aujourd'hui que vous aviez fait une telle bonne choix dès le début sur le lieu du service réligieux roumain, qui depuis lors est rendu toujours dans l'Eglise Saint-Mathieu de Pfaffental.

Nous vous en remercions de tout cœur, Léiwe Monseigneur Schiltz et nous vous souhaitons une très bonne santé, que vous ayez jeunesse sans vieillesse, que vous soyez toujours entourés des fidèles, que vous vous rejouissez de la plénitude de votre pouvoir pour continuer à travailler dans le bénéfice de vos concitoyens, des communautés réligieuses de Luxembourg, pour l'accomplissement des idées généreuses de l'oecumenisme.

Monsieur le Bourgmestre Roger Weber

J'ai eu l'occasion de rencontrer Monsieur le Bourgmestre Roger Weber dans la période quand nous nous préparions pour célébrer le moment de la signature, à Luxembourg, sous la présidence luxembourgeoise, du Traité d'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union Européenne., en avril 2005.

Il a accueilli l'idée de faire une plantation de 27 arbres - un arbre pour chaque pays membre (25) plus 2 pour la Bulgarie et la Roumanie - à Schengen dès que je lui aie avancé la proposition. Il m'a montré plusieurs endroits susceptible à recevoir « notre plantation » et j'ai choisi l'emplacement actuel – à moins de 200 m de l'emplacement du Monument de l'accord de Schengen. Ensuite il m'a arrangé une entrevue avec un des spécialistes des eaux et des forets, qui nous a conseillé sur l'assortement des arbres qu'on peut planté au bord de la Moselle, dans sa zone innondable - j'ai choisi les frênes et ensuite nous sommes allés ensemble même voir déjà quelques Baumkindergarten ... le temps pressait.

Le jour du dévoilement de la plaque marquant les évenements - la signature même et la plantation des arbres – tout était prêt. A cette occasion, le Président de la Chambre des Députés nous a rendu la métaphore la plus extraordinaire – aujourd'hui une ancienne voie romaine devienne une voie roumaine – aussi bien dans le sens direct que dans le sens figuratif - plus de trois cents roumains venus de partout du monde, y inclu un bonne partie de gouvernement roumain et des membres du Parlement roumain, assistaient à l'evenement. Nous vous remercions de tout cœur, Monsieur le Bourgmestre, parce que c'est grace à vous que cet evenement a pu se passer et nous espérons tous que brièvement les 27 arbres deviendrons le "Schengener Wald" – la "Foret de 27".

Ce n'était pas par hasard que le bourgemestre de Schengen a appui le projet roumain dès le début: L'ouverture européenne et la sensibilité envers tout ce qui touchait à l'esprit et au devenir de l'Europe n'étaient pas étrangères aux habitants de cette commune de la Moselle, y inclu à son bourg,estre. En effet; c'était exactement ici, à Schengen, où en 1985 qu'on a signé les accords qui consacraient la libre circulation des personnes, d'abord entre cinq pays, ensuite dans un nombre toujours agrandissants des Etats membres de l'Union Européenne. Et pas seulement!

Maintenant, le nom de Schengen est entré dans l'usage européen et internationale synonyme avec la liberté de circulation - sans visas, sans passeports! Et Monsieur le bourgmestre a fait encore une chose extraordinaire, il a réussi de changer le nom de la commune, moins connu, de Remerschen avec celui de Schengen, de notoriété internationale! Très bon mouvement! Nos meilleures félicitations, Monsieur le Bourgmestre!

Dans cette esprit d'ouverture européenne, Monsieur le Bourgmestre s'est prononcé en faveur du développement de la coopération internationale et dans cette ouverture vers le monde, avec la Roumanie aussi, la Commune de Schengen ayant une riche expérience dans le domaines de la viticulture et de la vinification, du tourisme, pour nommer seulement quelques activités. Dans ce sens, sa visite en Roumanie, qu'il a accepté de la rendre prochainement et que j'espère beaucoup que se passera encore cette année, permettra une meilleure connaissance réciproque avec des possibles partenaires roumains, ainsi que l'identification des activités qu'on pourra les faire ensemble. Nous vous attendons chez nous, cher Monsieur le Bourgmestre et vous sohite déjà une chaleureuse bienvenu!

Monsieur le Professeur Norbert Thill

Monsieur le Professeur Norbert Thill n'a pas besoin d'une présentation comme il est bien connu bien à Luxembourg et dans beaucoup des pays du monde.

Une personnalité forte complexe, avec beaucoup de dispobilités et affinités, doublées par un talent indéniable de mettre facilement tout en page ou en présentation orale: professeur de musique et organiste, critique musicale, auteur des livres et albums d'art, de nombreux articles dans la presse, avec une contribution essentielle dans l'apparition de la revue "Heimat und Mission", du calendrier annuel de Bréifdréier.

Ensuite, il a gagné une renomée sans égale par ses nombreuses conférences à Luxembourg et à l'étranger, assorties toujours de ses magnifiques diapositives faites partout dans le monde et toujours assisté par son épouse, Lily Thill-Beckius, une femme extrêmement gentile et méticuleuse. Il voyait les détails que nous échapaient et il nous les présentaient soigneusement pour nous enseigner et nous émerveiiler, par sa technique spéciale de travail à l'aide de deux projecteurs! Oui, Monsieur le Professeur Thill voyait là où nous regardions et nous ne voyions rien!

J'ai eu l'occasion de voir sa collection de diapositives - une bibliothèque immense de dizaines de milliers, rangées par pays, par thème ou par d'autres critères dont il était le seul maître. De plus, il en ajoutait des nombreux livres procurés spécialement pour se documenter sur un pays ou un certain sujet, parce que le professeur aimait toujours de dire des choses vraies et pas inventées ou ce qu'on attendait probablement son audience. Pour avoir une moindre idéee de ce que signifie sa collection, on peut mentioné seulement que sur la base de ses diapositives on a pu refaire une église en Macédonie et un chateau en Italie!

Il a commencé son périple dans ce monde par aimer l'enciclopédie "Larousse illustré" - où il a découverte la photo et l'envie de photographier lui-meme -, pour devenir lui meme finalement une encyclopédie per se. J'ai écouté son histoire dans un interview à la radio RTL – "Erlieft a verzielt", mais je l'ai connu moi-meme avant, pendant une de ses conférence sur la Roumanie, un pays qu' il a aimé beaucoup et où il a été plusieures fois. Il connaissait tout sur la Roumanie: son histoire, sa géographie, les mentalités des gens, les coutumes du pays, le folklore, les rites, les monuments d'arts, les grandes personalités, les grands hommes politiques, les dernières évolutions. Il était toujours présent quand la Roumanie était présente elle meme à Luxembourg par ses artistes, par sa création.

Pour lui, la Roumanie représentait un pays avec une riche culture, avec une civilisation ancienne, aves une tradition forte. Brancusi, Eminescu, Eliade, Enescu, Dinu Lipatti, pour énumérer seulement quelques noms, n'étaient pas des inconnus. Je ne peux pas laisser passer inaperçu son article récent sur Dinu Lipatti, qu'il avait l'envie de l'écrire, mais pas avant d'écouter encore une fois l'admirable interprétation que Dinu Lipatti a donné aux Concertos de piano de Grieg et Schumann, concertos que le professeur les a joués lui-meme!

Pour toute son activité concernant la Roumanie; il a été souvent nommé "ambassadeur culturel" de Roumanie. Mais j'ose à dire qu'avant d'être un ambassadeur culturel de Roumanie, Monsieur le Professeur Thill a été un vrai ambassadeur culturel de son pays, du Grand-Duché de Luxembourg. Notre distinction représente un modeste geste, purement symbolique, de reconnaissance et d'appréciation, pour tout ce qu'il a fait pour la promotion de la beauté artistique, dans toutes ses formes de maniffestation, pour que la Roumanie soit mieux connu au Grand'Duché de Luxembourg, tout d'abors par son patrimoine culturel, une de ses plus grandes richesses. Et je crois que nous tous, Roumains et Luxembourgeois, nous devons lui reconnaitre les mérites et lui remercier de tout coeur pour tout ce qu'il a fait pour nous rapprocher et de nous faire fiers de ce que nous sommes et de ce que nous pouvons devenir par notre richesse culturelle et spirituelle!

E grousse Merci, Här Professer!

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